dimanche 12 avril 2009

Singapour

A FINIR...






Bon, le titre de ce blog étant une arnaque notoire depuis bien longtemps, personne ne sera surpris de le voir se clôturer à plus de 3000 kms de la capitale du Queensland.

Snif, ce sera évidemment le dernier papier de ce (finalement) court (mais intense, hi hi) blog, qui marque mon retour au pays, avec le lot de regrets que ça peut comporter - pourquoi ai-je quitté l'Océanie sans être passé par la case Nouvelle-Zélande ? ...

Singapour, ville si propre, dit-on, qu'on pourrait lécher le sol des halls de métro sans risque d'y choper la tourista. Oui, c'est plutôt vrai. Dans les quartiers populaires, cad là où était situé mon backpacker, nettement moins. Cela dit, ça n'enlève rien à la tristesse grisâtre des couloirs de leur réseau RATP, tristesse inhérente à toutes les grandes villes ayant investi dans un réseau souterrain. A Paris ou ailleurs, même clean, même climatisés, ces architectures aux couleurs livides et ces visages aux zygomatiques flappies qu'on y rencontre diffusent le même parfum maussade et glacé, pas vraiment à même de donner la pêche au touriste perdu au lever du soleil... Et pour trouver un coin où s'asseoir dans cette ville, bonjour - tant pis pour les vieux arthritiques, il faut de la place !

Trois sports nationaux à Singapour :
1. Le shopping dans les immenses, interminables, clinquants immeubles-centres-commerciaux (woaw les fontaines avec leur show laser !)
2. Se remplir l'estomac dans les abondants food courts de la ville (de grands espaces circulaires ou carrés, avec au centre des tas de tables et chaises, et sur les bords, des stands de nourriture de tous les coins d'Asie, pour 1,5 à 6 € - le type de coin où je prenais mon déjeûner tous les midis à Brisbane)
Impossible de ne pas trouver son bonheur parmi l'incroyable variété de choix proposé.
3. Faire la queue, dans les mêmes shopping centers et les mêmes food courts, aux heures de pointe et sans doute durant le WE. (très dur pour les jambes)

Le ton peut paraître sarcastique (et il l'est un peu) mais c'est un vrai plaisir de pouvoir tester tant de différents plats pour pas trop cher. Il n'y a d'ailleurs pas que ces food courts, mais des tas de restaurants qui pullulent de partout, dans chaque rue, en bas de chaque immeuble. Et bonne nouvelle : peu de fast food de l'oncle Sam, ou alors je suis devenu si bobo que je n'y prête même plus attention.

Par exemple, j'ai pu pour la première fois cracher du feu grâce à une salade-à-la-papaye-"not-too-much-spicy" dans un restaurant nord-thaïlandais (il restait curieusement pas mal de morceaux de piments dans l'assiette pour un plat où on m'avait assuré retirer un maximum de ce qui fait "spicy"), et goûter un curieux dessert (curieux pour moi, mais sans doute courant en Asie), du riz glacé au lait de soja sur un lit de haricots rouges et trucs-verts-clairs-sans-consistance, agrémenté d'un colorant rouge. Délicieusement en contraste avec l'humidité/chaleur accablante de l'extérieur.
J'ai aussi eu la chance de me brûler la langue grâce à ma propre bêtise et naïveté. Rappelez-moi de ne plus commander un lait de soja "hot" chez Mr Bean (pas moi, la chaîne locale toute kawai), mais opter plutôt pour l'adjectif "warm". Et surtout d'éviter d'aspirer trop fort par la grosse paille verte.

(ma version était sans riz, mais fumait beaucoup plus)

Que dire de la ville en détail ? Que je m'y suis perdu une bonne dizaine de fois, ce qui surprendra personne (bis). Qu'il n'y a pas assez de trottoirs et de panneaux pour ne pas s'y égarer.
Mon passage préféré restera celui, où après avoir tourné 2 fois dans un gigantesque chemin finalement circulaire aux abords des somptueux jardins botaniques (pourquoi je choisis TOUJOURS les raccourcis qui rallongent ?), j'en suis venu à demander mon chemin à un prof de sport ou coach du coin (j'errais entre les terrrains de sports d'un lycée ou de l'univ). Le malheureux me montre du doigt la route, au loin, que je cherche et me précise que le chemin le plus sûr pour y accéder est de passer par les terrains. Je suis sceptique. Mais je m'approche. C'est alors qu'au moment d'entrer dans un gymnase rempli de centaines d'ado singapouriens en short, je me dis brutalement : "J'ai chaud. Je suis perdu. Je suis à 100000 kms de ma maman. Pourquoi ces gens, i sont pas comme moi, hein ?... MAIS QU'EST-CE QUE JE FOUS-LA !?". Eh oui, à ce moment-là, je vous assure que je me sentais Monsieur Hulot en pays jaune. J'ai rebroussé chemin et trouvé une voie un peu plus loin. Aaah, solitude...

Quatre principaux types de nationalités sont représentés, à Singapour. Les malaysiens, les chinois, les indiens, l'expatrié blanc (anglais bien souvent) et secondairement les arabes. D'où 4 langues officielles - les mêmes. D'où la présencede quartiers propres à chacun (l'impressionnant Chinatown - vraiment, mon souvenir le plus fort, toute cette foule à la sortie du métro, cette masse concentrée de commerces de toute sorte -, Little India - pas visité -, les quartiers arabes - itou -, et les vestiges de l'époque coloniale, un peu partout, l'hôtel Raffles restant le plus célèbre représentant de ce période). Photos.


Deux marchés au bord du "Malay Village"


dimanche 29 mars 2009

Aux alentours de Perth


Pas de long billet, ni de chronique linéaire pour cette fois. Le temps presse, je dois bientôt repartir sur Brisbane, avant d'attaquer mon premier bout d'Asie à Singapour.

Partant cette fois-ci tout seul pour moins d'une semaine à l'autre bout du pays, cad la côté Ouest, j'avais décidé, en l'absence de compagnon de voyage, de joindre un "tour" de 5 jours pour visiter un coin de la Western Australia - et bonne idée finalement.

Nord (vers Exmouth) ou Sud (vers Albany ou Esperance), il me fallait choisir. Un peu aléatoirement (entre le Nord plus réputé pour y faire de la plongée, et le Sud dont on vante les plages au sable blanc fin... pas trop envie de faire du snorkelling), j'ai choisi un trip de 5 jours vers l'Océan Arctique dont un aperçu du grossier plan de voyage (inversé !) est dispo au-dessus.


- Busselton et sa fameuse jetée (qui aurait soi-disant insipiré Miyazaki et sa station de train perdue au milieu des océans - vers 2mn 45 -, m'a confié une japonaise)



(les 2 premières photos ne sont pas de moi)

Visité (en vrac) des vignobles essayant de nous refiler leur bibine pas mûre par le biais de dégustations gratuites, une grotte où j'ai raté toutes mes photos, traversé des forêts d'eucalyptus géants, levé à 6 ou 7 heures tous les matins pour voir le soleil colorer de ses rayons surprenants le ciel et les deux Océans, grimpé en haut d'un arbre bicentenaire, arpenté un pic après 1 heure de marche dans la brousse et un autre plus court mais plus pentu et bien plus célèbre (Frenchman's peak), et rêvassé sur les plus belles plages que j'ai vu autour d'Esperance...

En photos, ordre déchronologique :































Dernier message : Singapour.

++

lundi 16 mars 2009

Tassie


On nous avait décrit la plus grande île australienne en des termes si élogieux qu'on craignait presque qu'elle ne tienne pas ses belles promesses. Il n'en est rien : malgré ses deux principales villes aussi déprimantes qu'un village alpin un dimanche soir d'automne, une moyenne d'âge locale capable de lifter d'un éclair Sim, ses wallabies par centaines en bord de route, pulvérisés par les pare-chocs monstrueux des 4*4 des autochtones..., tout le reste y est superbe.

Synthèse et émerveillement continu.

Synthèse, parce qu'il s'en dégage une impression condensée de toutes les découvertes de la métropole sur un territoire plus restreint (désert, plages de sable fin inoccupées, forêts d'eucalyptus, forêts plus tropicales, caps avec phare blanc, etc.) doublée d'une impression un peu nostalgique de se retrouver dans les paysages de notre hexagone que j'ai arpentés avec mes parents plus (ou moins) jeune (mes Cévennes, que je chérie plus que ce qu'on le croit, les Pyrénées, et parfois, bien ui, un peu de Bretagne).

Émerveillement continu, parce que mes yeux -encore candides, mais pour combien de temps ?- n'en ont pas encore vu assez, et ne s'en lassent pas, de ces paysages - en espérant que les photos suivantes illustreront assez justement cette impression. (On m'a assuré que la Nouvelle-Zélande surpassait le territoire aussie là-dessus - bon, je ne demande qu'à vérifier.) Et puis parce que la Tasmanie est suffisamment grandiose et diversifiée pour insuffler ce mal vicieux, récurrent et maléfique dans l'esprit du voyageur, jusqu'à le noyer dans de nouveaux fantasmes : chaque paysage (ou bon nombre d'entre eux disons) ouvre une porte sur un imaginaire, et déclenche une nouvelle envie de voyage dans des étendus pourtant totalement inconnues - ici on songe aux déserts du Névada ou l'Arizona, là un fjord norvégien un après-midi d'été ensoleillé, etc. Les souvenirs se bousculent, qu'ils soient intimes, cinéphiles, proviennent de l'enfance, d'un vieux Géo ou d'une photo Wikipedia, ils font chacun résonner la même conclusion lorsque les rencontres de voyage les font remonter à la surface, un désir de poursuivre et prolonger encore l'itinéraire, avaler des kilomètres, continuer ces découvertes. Quoi de plus important dans la vie, au fond ?

(J'en profite pour saluer au moins deux camarades voyageurs téméraires, dont la lecture des aventures me passionne. L'un, "un peu partout, mais surtout en Asie quand même", et qui me fait beaucoup rire. L'autre, au milieu de 5 mois en Asie avec sa moitié, qui a l'air parfois d'en baver, mais me rend tout de même vert de jalousie.)

Bon, alors, le tien de voyage ? Voilà voilà.

Jour 0

Arrivée le 14 Mars en fin d'aprèm. Pas de surprise à l'aéroport d'Hobart, un vent frais, sans humidité, vient nous accueillir au sortir de l'appareil. Après avoir récup nos bagages, nous nous précipitons sur les loueurs de voiture. Pas de bol, nous sommes en plein WE, impossible de trouver une caisse pour tout de suite, il nous faudra attendre le lendemain pour en louer une dans le centre de la "capitale". Navette, arrivée au backpacker.

Il est 18h30, 19h00, "allons faire un tour au centre-ville". Est-il besoin de faire un quelconque commentaire au vu de l'animation de la principale rue piétonne sur la photo ci-dessus ?
Nous marchons un peu pour trouver finalement un japonais ouvert. Ouf, au moins aurons-nous dîné.


Jour 1

Toujours à Hobart. C. me réveille. J'ai trop dormi. Il est 10h00, j'ai 10 mns pour me préparer avant d'aller attraper le bus qui va nous amener au Mont Wellington, le fameux pic à quelques kms à l'ouest de la ville qui offre un large panorama de la région. Je réussis l'exploit d'être prêt à temps, ce sera le bus qui aura du retard.

La route ne pourrait être plus sinueuse, étroite et plus chargée de cyclistes plein de panache (ça grimpe hard, par là). Notre chauffeur nous gratifie de commentaires auquel je n'ai hélas rien entravé, celui-ci ayant de notables problèmes d'élocution - curieux de lui avoir laissé de telles tâches d'ailleurs.

Nous sommes à la cime. Il caille sec, 10° de moins qu'en bas, sans doute autour de 4°C. Je n'ai jamais été aussi proche de l'hiver cévenol. 30 mns après (enfin 45 en fait, j'avais pris le "haf an haouer" du chauffeur pour un "haouer", un bonhomme a dû m'interpeller sur le site, tout le monde nous attendait, "sorry, we're french", tout ça) nous repartons. Mes photos sont trop sombres, je n'ai pas grand chose à en tirer.

Retournés en bas, on se rend au point d'information de la ville, où nous rejoignent un ami et un ami à lui. Nous passons le reste de l'aprèm à errer parmi les rues et les magasins ouverts et tentons en vain de trouver un Coles ou un Woolworth (les deux chaînes de supermarchés en pays kangourou) proches. Une épicerie deux fois trop chère nous servira de substitut.

Un peu plus tard, moment de stress, je vais tenir pour la première fois entre mes mains un volant à droite dans une caisse automatique. Quelques minutes pour m'y faire, surtout le boîtier du milieu, avec ses modes inhabituels, dont je me prendrai d'affection pour le "2" (pour les montées difficiles) que j'utiliserai à de nombreuses reprises avec un plaisir non-dissimulé - putain, un mode 4*4 sur une Hyundai Getz, faut me comprendre !

Retour au BP (backpacker).


Jour 2

Assez tôt, nous récupérons les deux compagnons de la veille pour partir dans le sud, légèrement ouest, direction Bruny Island. Nous prenons le ferry à Kettering pour rejoindre l'île. On continue de rouler, le bitume laisse ensuite place à la terre et au gravier.

Les quelques véhicules que nous rencontrons sont principalement des 4*4, à côté desquels on se sent tout petits dans notre petit modèle taille Twingo.

Les paysages sont déjà remarquables, landes et végétation assez haute d'un côté, eau bleu turquoise de l'autre. On me demande de m'arrêter. Voici ce que nous avons vu alors :




De curieuses tâches dans le sable. Non, en fait, ce sont des... trous. Mais...


Ooooh !
(expression coréenne)



Des milliers de petits crabes bleus, sans doute pas habitués à la présence de touristes dans leur plage peinarde. Je n'ai pas plus d'information à leur sujet...

Nous poursuivons. Pas trop longtemps, j'ai faim. Pourquoi ne pas s'arrêter ici ?

(vous remarquerez que les gilets et pulls sont tombés. En Tasmanie, les rayons du soleil sont très efficaces. Par contre, dès que le temps se couvre, il faut vite trouver une épaisseur à enfiler...)


Petite pause dans un Bottle shop.

Boag's draught, bière tasmane

Poursuite jusqu'au bout de l'île. Cape Bruny, avec son phare blanc, sa lande australienne et ses arbustes "morts".


Il est déjà temps de repartir, le dernier ferry est dans une heure et demi, il nous faut remonter au nord. Nous laissons nos compagnons à pied dans un camping quasi-désert, en face d'une des plus belles plages que j'ai jamais vus (appareil dans la voiture, arf).


Longue queue, longue attente devant le ferry. Nous finirons à bon port. BP.

Note : J'y repense, moi qui ne me suis jamais fait arrêter en France après 5 ans de permis, je me suis tout de même fait mettre sur le bas-côté deux fois dans la même journée pour deux "infractions".
1. Alors que j'étais pourtant obnubilé par l'aiguille sur mon compteur, un homme en bleu m'arrête dans un village, radar à la main. Il me dit que j'ai roulé à 74 au lieu de 60 kms/h (!!). Il n'insiste pas trop. "Bon, ça va pour cette fois, mais faîtes attention !". Ouf
2. A Hobart, le soir. Technique très parisienne, je change de file au dernier moment en tête de la file d'un feu (avec cligno pour s'excuser). Manque de pot, une voiture de flic derrière nous. Girophare à l'américaine, on se met sur le bas-côté. Explications. "Bon, ça va pour cette fois, mais faîtes attention à l'avenir, on fait pas comme ça ici." Ouf. (bis)


Jour 3

Objectif : Launceston. Nous quittons Hobart et son Central backpacker pour longer les vastes plaines jaunes du coeur de la Tasmanie.



Etapes, choisies tout à fait par hasard sur le moment :

- Ross (son pont "historique", son temple riquiqui et ses broquantes. Très agréable village, pas si petit que ça en réalité)


- Evandale (petite bourgade typée "Province bourgeoise", à une quinzaine de kms de Launceston, avec des magasins d'antiquités en veux-tu en-voilà)

- Launceston, en deux mots, pas de raison de s'étendre. C'est plutôt moche et gris. Un peu plus petit qu'Hobart, encore un peu plus triste aussi - nous y étions aux "heures creuses", mais quand même.

Bonne nuit de sommeil au BP. Nous repartons le lendemain dans le but de se balader dans le territoire de Cradle Moutain.


Jour 4

Nous étions partis plutôt de bon poil.
Au milieu du trajet me vient soudain une interrogation. Le parc de Cradle Moutain est bien vaste. Est-ce qu'on est sûrs que notre camping/BP est bien dans le Nord et pas dans son Sud de celui-ci ?
C. appelle. La nana lui affirme, apparemment, qu'il est au Sud. Nous changeons de cap.

Nous pénétrons des forêts en croisant grand maximum une quinzaine de caisses. Ça monte un peu, ça commence à tourner. On monte très lentement.

On s'arrête sur un point de vue.


Une fois quittée la forêt, nous roulons à nouveau sur des graviers. Nous arrivons ensuite aux abords d'immenses lacs, les Great lakes. Tellement great et pourtant quasiment pas un chat, si ce n'est deux anglais en tandem qui nous indiquent la bonne direction.


Sur le coup de 12h nous voici enfin dans le Sud du Parc. On va pouvoir passer aux choses sérieuses.
Problème : le monsieur à l'entrée du Parc nous signale, avec certitude, que le dit-BP est au... Nord !!!! Trois heures de route de plus !
C. est furax, j'essaie de calmer son agacement. Maladroitement. Je reste manger sur la jetée du Lac Saint-Clair, perds de vue C. partie ronger sa colère plus loin. Du coup, ne sachant où et jusqu'à quand attendre son retour, je me décide à enchaîner sur une petite promenade aux alentours.



A quelques mètres de la Baie des Ornithorynques, trop discrets hélas pour se montrer en milieu de journée...

Je reviens au parking 1 heure plus tard. C. l'a en travers de la gorge. Disputes.

On se remet en route, on longe donc par le Sud en se dirigeant vers l'Ouest. Se pose quelques temps sur deux petits spots, sans avoir le temps de se lancer dans des marches plus longues que 20 ou 30 mns...



Nous perdons une heure et quart en se perdant au Sud de ce bled inimaginable qu'est Queenstown, sans croiser, incroyable, une seule voiture - c'est arrivés aux abords du Parc Franklin-Gordon (!!) et grâce à un panneau nous l'indiquant que nous avons compris que notre sens de l'orientation laissait grandement à désirer...


Heeeeeeeeeeeeellllpp !

A ce moment-là, j'avoue avoir eu un peu peur. Peur de ne jamais y arriver, là-haut, et peur que la caisse, pas trop à l'aise sur les montées nous lâche au milieu de... rien !

Nous retournons donc à Queenstown. Le plein. Allez zou. On prend la bonne direction cette fois-ci.

Il est 20h-20h30 lorsque nous arrivons à l'orée du Nord du parc. Il fait nuit noire, je suis exténué d'avoir roulé tout ce temps. Mais nous y sommes parvenus. Ouf ouf ouf.
Nos phares dans le parking éclairerons même brièvement (j'en mets ma main à couper) un diable de Tasmanie. Une fois la nuit tombée, les créatures d'Australie ne prêtent plus vraiment attention aux sentiers tracés par l'Homme (comme en témoignent les centaines et centaines de cadavres de wallabies en bord de route).



Voici le parcours de notre journée lose. Point A, départ. Point D... arrivée.

Repos plus que mérité.


Jour 5

Décidés à voir un petit bout de ce parc (nom de nom !), et ayant payé un accès la veille pour 24h, nous entrons au matin dans le vif du sujet pour une poignée de dizaines de minutes seulement.
Plein de regrets...


j'aurais aimé me balader avec eux...


Deux wallabies peu craintifs se rapprochent de notre voiture pour nous réconforter.



Prochaine étape, Bicheno, côte Est.

Café à Deloraine (ville sur notre route).
Je parlais de la moyenne d'âge locale en Tasmanie. Serveur et clientèle, cette photo est bien à son image ^^

Petit détour par le Lake Leake, lac artificiel créé au XIXè pour approvisionner une ville en eau, et qui a recouvert ce qui ressemble aujourd'hui à un cimetière d'arbres.


Bicheno, petite ville côtière, donc, où nos amis de Bruny Island nous rejoignent, presque sans avoir crié gare (grâce à une dizaine d'auto qui les ont pris en stop). Célèbre pour ses pingouins qui s'y agglutinent les soirs de cette période de l'année.

Nous jouons le jeu et prenons des tickets pour le "tour" nocturne. Je regrette un peu d'avoir pris part à cette opération touriste. Les pauvres oiseaux semblent presque mécaniques dans leurs mouvements, éclairés à la lampe torche par plusieurs guides (faut voir l'usine que ça représente, avec ses mini-bus qui débarquent à côté de la plage tous les 1/4 d'h.), avec des aménagements exprès, etc. Bof. Du coup, pas eu envie de prendre de photo...

En tous cas, les alentours méritent d'y jeter un oeil. On s'imagine parfois un peu en Bretagne - en ne se retournant pas vers la végétation, bien sûr.





Jour 6

Vers Port Arthur. Le trajet est un peu long, et finalement, le point le plus touristique de notre île est bien décevant. Peut-être était-ce la présence massive de touristes de partout qui nous a rembrunie - plus habitués à ça durant 5 jours -, à moins que ça ne soit le prix exhorbitant (que nous n'avons quoi qu'il en soit pas payé ^^) de l'accès au site, mais voilà, cette ancienne prison du XIXè, avec ses panneaux et animations hyper didactiques, sa reconstitution ultra minutieuse, à la limite du féchitisme (voici le plat dans lequel le commandant Y aimait qu'on lui serve 3 fois sa soupe au potiron, bla bla...), nous a bien appris quelques connaissances sur la vie des détenus à l'époque, mais sinon booaf.



Le parc est vaste, en plein soleil. Evitez de vous y trimbaler sans casquette et sans eau.

Un peu plus loin en voiture, une "Remarkable Cave", crevasse au coeur de la roche.


En zoomant, on peut s'apercevoir de deux choses :

1. Certains surfeurs n'ont pas froid aux yeux. Les pierres tranchantes ne sont pas loin de leur planche.
2. La cave remarquable ressemble un peu à la carte de la Tasmanie (bon, vite fait, je fatigue)

Je fatigue, donc. Nous nous reposons sur une plage sur le trajet.



Le camping de Port Arthur est quasi-vide. Nous y ferons la connaissance d'un couple adorable de brisbanais originaires d'Afrique du Sud, avec un accent qui m'était totalement inconnu, autour d'un feu de bois, d'un litre (ou deux) de vin blanc et des paquets d'oeufs en chocolat. C'tait cool.


Jour 7

Retour sur Hobart lors du matin (le seul ?) animé de la semaine, puisque c'est le jour du marché de Salamanca. Un marché assez commun finalement, où je finirai mes dernières amplettes.

15h, retour à l'aéroport. Au compteur : 1650 kms... en 6 jours. Ca en fait dans les chaussures. Mais je ne regrette (presque) rien.

Bye bye Tassie.

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Oh, information de premier ordre pour les courageux qui m'auront lu jusqu'au bout (Dieu que j'ai passé du temps à écrire et mettre en page ce papier !!) : j'ai avancé la date de mon retour en France. Ce sera le 5 Avril à Charles de Gaulle, après 3 jours d'escale à Singapour !

Je rentre le 31 Mars sur Brisbane. Mais je ne compte pas rester les 10 jours à venir sur Melbourne => ce dimanche, je pars sur Perth pour un petit trip organisé de 5 jours dans le Sud de la côté Ouest. Ce sera ma dernière "expédition", celle-là plus encadrée, au pays des koalas. Et oui, c'est déjà presque la fin...

Je vous revois bientôt, gros bisous.

mercredi 25 février 2009

Great Ocean Road

Départ ce mercredi 18 Février en après-midi à bord d'une Toyota bleue - assez large pour stocker à l'arrière 3 fat ass américains -, en direction d'Adélaïde. Objectif : rouler le long de la côte, découvrir plages de sable fin infinies, phares légendaires, apôtres rocailleux, et éventuellement entr'apercevoir quelque créature marine exotique à la surface lointaine de l'Océan Austral.


1re étape : Torquay, "capitale" historique où se sont implantées les grandes marques de surf. On y trouve également régulièrement des profs de surf et des pins à trois pas de la plage


Si mes souvenirs ne me trahissent pas, voici Anglesea. Un phare, la lande du Victoria qui le borde, pas un chat, et à mes côtés, les deux couples qui m'accompagnent commencent déjà à stresser le gros bouton de leur machine numérique, en prenant soin d'apparaître au centre des dizaines de photos prises à chaque stop. Il est plus de 7 heures du soir, Phoebus a fini sa journée et va au lit, nous ne savons pas où nous allons dormir.



Nous trouvons finalement, sans trop d'effort une heure plus tard, dans un YHA à Lorne, une tente du genre militaire de haute montagne, qui nous servira de refuge pour la nuit. YHA vert très fleuri, accueillant même... des figuiers.
Quelques centaines de mètres plus loin, une jetée éclairée par des néons latéraux qui me rappelle quelque chose...

Non, Chris Marker n'a pas tourné en Australie, pas possible.


Le lendemain, nous reprenons la route. Auparavant, et pendant :


Nous arrivons aux fameux Apôtres sur le coup de 13h, quelques dizaines de minutes après avoir traversé un bout de forêt sinueuse, où de paisibles koalas égarés près des pistes goudronnées semblent se moquer des touristes excités en train de les capturer dans leur boîtes électroniques au bas de leur domaine-repas - bon, pas trop de misanthropie facile, j'en aurais bien fait partie de ces mêmes touristes Nikon, si mon zoom était un peu plus puissant que celui dont mon petit Pentax est équipé. De toute manière, en zoo ou en non-captivité, leur routine est bien confortable : croquer un bout d'eucalyptus ou se taper un somme sur un morceau de branche, qui viendrait à les plaindre ?

Bon, les 12 (à une main près) Apôtres, j'y reviens donc, les voici en photos, avec en bonus les alentours du site. Pas grand chose à rajouter. Les vues sont assez impressionnantes, le site est aménagé pour le confort de l'asiat photophile, venu en navette, bravant le soleil agressif pour enregistrer un (enfin, quelques centaines tout au plus) souvenir de ces bestioles de caillasses dont on nous fait tant d'éloges et pour pas trop cher un peu partout sur les dépliants en centre-ville.



Mais le plus beau spot de la journée (qui n'en était pas un en réalité), nous l'avons trouvé quelques instants plus tard, aux alentours du village minuscule de Peterborough. Une plage déserte, avec ses propres petits apôtres bedonnants, son eau bleu pareil, ses mouettes collées et avachies les unes à côté des autres comme des baigneurs estivaux de La Grande Motte. Et surtout, je le répète, mais c'est ce qui rend ces moments encore plus agréables : pas un chat à part nous 5 (pour agacer les mouettes).


Nous reprenons plus longuement la route,
tout en nous demandant, comme la veille : où est-ce qu'on va pieuter ce soir ?
Nous appelons un backpacker à Mount Gambier qui nous accepte bien volontiers. Backpacker bien particulier, pour la bonne raison qu'il s'agit d'une ancienne... prison.

(bon, pas exactement l'endroit où nous avons dormi, mais ça donne une idée)

Devant l'entrée :

WTF !?

Journée 3, beaucoup de route, peu de stops jusqu'à Adélaïde. Quelques-uns tout de même, toujours aussi chargés de touristes :

Champ

Contre-champ.

Décidément... comment s'en lasser ?

Petit passage à midi par Kingston, 300 kms d'Adélaïde, la ""capitale"" du homard. On y mange d'ailleurs ici :

des salades correctes et j'y bois un milkshake plus sucré qu'une pâtisserie australienne de 200 gr.

Arrivée tardive à Adélaïde. Galère pour trouver un coin où dormir, dans la mesure que 1. c'est vendredi soir. 2. L'Adelaide Film Festival démarre le lendemain. D'où 3. Les backpackers du centre et même d'un peu plus loin sont pleins.
On trouve finalement un môtel pour un peu plus cher, un peu plus loin.

Le soir, BBQ dans un coréen du Chinatown de la capitale de l'Etat du Sud.


Quant à Adélaïde (bien plus grande que je ne l'imaginais), je n'ai pas eu loisir de visiter la ville plus qu'une demi-journée le lendemain, mais il me semble qu'elle vaut mieux que se réputation parmi les backpackers de ville-molle.
Quelques errances dans les galeries du centre (qui n'a rien à envier à celui de Brisbane, par exemple - bon, ptêt pas le meilleur ex., ok), il est déjà temps de filer à l'aéroport, c'est qu'on a un avion à prendre pour retourner à Melbourne.

Oh, deux dernières infos utiles. On peut prendre des lames de rasoir dans ses bagages à main pour un vol domestique en Australie - c'est pas pour donner des idées aux terroristes intégristes tasmans qui me lisent ça, non, mais j'ai failli payer une taxe pour rien. Et puis, si vous voulez vous barrer aux pays des kiwis depuis celui des kangourous, il faut quand même penser à acheter un billet retour si vous voulez avoir l'autorisation de décoller, hé hé - un des couples en aura fait l'expérience en devant acheter leurs billets de retour 40 mns avant l'embarquement...

En attendant d'autres nouvelles du Victoria...

lundi 16 février 2009

Sydney

Tatammmm ! Un mois d'absence, scandaleux.... Bon, pour me rattraper, je vais revenir (surtout en photos) sur mon périple d'une semaine à Sydney avec Gustavo, poto brésilien. Compte-rendu linéaire et succint.

- Départ (trop tôt : 9h) le 4 Février. Arrivés sur place, première mauvaise blague, qui s'est avérée n'être qu'un malheureux malentendu. J'appelle le backpacker, histoire qu'il nous envoie la navette ou taxi, comme convenu. Il me répond que nous ne sommes pas enregistrés ! Insistance, ton qui monte dans le bigophone. L'incompréhension persiste. WTF ! Véners, nous sautons dans la première navette venue, pour finalement nous rendre compte une fois arrivés, que nous n'avions tout simplement pas... (vous aurez remarqué ma lâcheté à préférer le généreux "nous" au narcissique "je") appelé le bon BP...
La petite chambre est finalement composée de 3 et non 6 lits comme convenu, ce qui nous aurait mis de bonne humeur si le manque de vent (même fenêtre grande ouverte) n'avait transformé notre geôle en fournaise de Satan. Bon, y a un ventilo, on le laisse tourner. Le reste semble propre, pas trop mal tombés.



- Royal Botanical Gardens

A quelques mètres d'une de ses entrées et de l'Art Gallery of NSW (hi hi)...


Hein ?

Bah quoi ? Vous avez jamais croisé quelques centaines de roussettes dans un jardin national ?

La Sydney Tower qui surplombe toute la ville
Encore désolé 'man, me souviens p'us...

Oh, des pointes blanches au fond !

Ooooh. (de plus près)

- Manly Beach

Je n'ai pas plus de photo que cette arrivée parmi la foule. Pour le reste, et bien... c'est une plage.

- Errances urbaines


Cathédrale Ste Mary

- Autour du backpacker, Kings Cross et cie :

Au bout de Victoria Street, LA rue des backpackers


- Blue Moutains (périple d'une journée)

"Vous êtes chanceux, aujourd'hui, la vue est bonne." Notre guide Happy coach.

Oui, c'est à pic.

Entre deux cars de famille de chinois se prenant un par un en photo devant, voici les Three Sisters

(Désolé pour la maigreur des commentaires, j'essaierai d'y revenir si j'en ai la motivation.)

Demain, avec 4 comparses, nous partons sur la mythique Great Ocean Road, entre Melbourne et Adélaïde - périple de 3 jours à peine préparé, "on verra, on verra" m'assure-t-on... Evidemment, en dévoilant ça, pas d'autre choix d'en dévoiler ensuite ici les différentes péripéties.

Ciô.

samedi 17 janvier 2009

Mount Coot-Tha


Wikipedia : Le Mont Coot-tha est une montagne, et également une banlieue de Brisbane [...]. La montagne s'élève à 287 mètres (!) au-dessus du niveau de la mer.

Lundi dernier, avec une amie elle aussi pleine de courage et de détermination, nous étions décidés à arpenter cet immense roc à l'est de la ville (en bus), censé offrir comme récompense de l'ascension un point de vue magnifique des environs, et, si le temps le permet, contempler un sublime coucher de soleil depuis ce "haut" point de vue. Auparavant, au programme de l'après-midi : visite des Botanic Gardens dudit Mont.

Première impression, la richesse des familles de plantes cultivées.

ici, sur votre droite, un peu flou, une rare variété de Ficus :



là, deux spécimens de plantes grasses originaires du Queensland :



Bon, vous avez compris, les araignées - et la faune en général - ont envahi les jardins, enfin les secteurs entre les arbres, et sont bien révélateurs de la piteuse qualité de l'entretien des lieux. Il aurait fallu montrer les gravures sur les troncs, la sècheresse inouïe de certains sols complètement laissés à l'abandon, des tas de plantes entachées de feuilles décomposées pour étayer, mais je n'ai pas eu la motivation de les prendre en photos. Comparées aux jardins impeccables de Melbourne dans lesquels je m'étais régalé 15 jours auparavant, un peu rude...

Pourtant, on y trouve malgré tout quelques exotismes qui retiennent un peu l'attention de la rétine, notamment un jardin japonais, pas trop mal foutu mais riquiqui, et des plantes aux fleurs biscornues ou flamboyantes dont j'ai déjà oublié le nom. On s'amuse également à compter le nombre de mini-iguanes qui se dorent au soleil et traversent le sentier sans regarder, et puis on arrête rapidement : à coup sûr on en aurait pour trop longtemps à compter les centaines d'entre eux.






Arrive 16h passées, on prend une photo en léger surplomb depuis un mini-lookout des jardins (la photo en introduction), pis on se dit qu'il serait temps de prendre le bus pour grimper en haut du caillou. C'est à ce moment qu'on réalise que 1. Plus de bus dans ce sens. 2. Plus de bus dans l'autre sens non plus. Oui, il est 16h25.
Venez contempler le coucher de soleil du plus beau point de vue de la ville, mais... en voiture, SVP ! ^^
Alors, comment on fait pour bouger ? Dieu nous vient en aide en la présence d'une australienne bienveillante, sur le point de quitter le parc, et qui a la bonté de nous rapprocher en caisse de la civilisation, cad de la station de ferry la plus proche. Grmph Translink...

Le mois prochain, sur les Philip Islands sans bateau ni avion, coincés avec les pingouins. Ôsome.

jeudi 1 janvier 2009

Melbourne - - Rockpool Restaurant

Pour les peu curieux qui n'auraient pas espionné mon profil Facebook ces dernières semaines, sachez donc que j'ai passé ces 11 derniers jours à Melbourne, où Gengis, un franco-mongol raciste, homophobe, républicain, mais cool et stylé m'a gentiment hébergé.

La ville : 10 fois plus grande et agitée que Brisbane (avec des lignes de tramways de partout, autant que de musées), 10°C de moins qu'ici, 10 fois plus de choses à voir/découvrir. J'aurais bien aimé y passer mon année...

Arf, d'ailleurs, je me demande comment présenter ou résumer mon séjour, s'il me faut introduire par la tour habitable la plus haute au monde (Eureka), râler à propos de l'invasion des chinetoques par le Sud du pays, rougir de ma nullité absolue aux échecs, se (ré) esclaffer au souvenir du chapon décharné qui réussit à voler par-dessus les balcons du 4ème, gueuler un coup contre les soupes vietnamiennes aux ricenoodles (fi - nies les soupes à l'huile asiatiques !), relancer les clichés du bobo dont on m'affuble en causant des cocktails délicieux découverts dans les bars lounges du centre-ville - presqu'en même temps que Starbucks (!), se payer la tronche de mon hôte téméraire qui s'est jeté de lui-même dans la Yarra le 01/01 à 00h15 devant une pléiade de chinoises pour finalement se déchirer le pied et partir en boitant vers les Etats-Unis le lendemain, etc...
Pleins de pistes. Hélas, tout ceci serait difficile à développer au-delà de deux phrases alors je vais en revenir aux fondements gaulois, un truc qui provoque un coup de blues à presque tous les français expat : la bouffe.

Suite à une brillante idée de X., camarade gourmet, on a décidé de tester de le bœuf de Kobé, histoire de vérifier si sa légendaire notoriété était surfaite ou non. En 2 mots, il s'agit d'une appellation qui correspond à un mode d'élevage extrêmement attentif qui fait monter sensiblement le prix des pièces de viande. On masse au saké le bovidé, on introduit de la bière dans leur nourriture de façon à ce que leur chair devienne marbrée à souhait. En Australie, en Amérique du Nord, aux Pays-Bas, on en a développé des cheptels - c'est donc un peu moins cher qu'en France...

X. m'a donc fait remarquer que dans son Guide-Michelin-des-50-meilleurs-restaurants-au-monde (si si) figurait le Rockpool Bar Restaurant de Melbourne, qui cuisinait ledit mets. Immédiatement l'eau à la bouche, il nous en a pas fallu beaucoup pour nous décider de réserver, excités comme deux nerds qui retouchent enfin à Word of Wacraft après une semaine de sevrage dans la Creuse, ce dimanche 28 Décembre. Petite chronique sur notre "vrai" repas de Noël.

Le cadre est à la fois très contemporain, épuré et un peu bobo, à l'image de nombre de restaurants australiens (des plus accessibles aux plus raisonnables), fréquenté par une population sans doute plus habituée que nous à ce genre de sortie.


A ce propos, on s'occupe de nous comme des princes - pas trop à l'aise avec ce genre de prise en charge, c'est un peu déstabilisant. Arrivent les cartes : pas d'hésitation devant les prix pourtant vertigineux de la carte, 3 entrecôtes wagyus pour eux, je me contente d'un rumsteck cuit à point. Les plats arrivent assez rapidement, le mien étant agrémenté, sur une autre assiette, de 3 larges tranches entières de citrouille au yaourt et à l'ail, et assortis de diverses sauces sur demande (notamment une moutarde en grain très légère, idéale pour la pièce commandée). Pour parfaire le goût de la bête chérie, nous commandons, sur les conseils du personnel (avisé ? on suppose), une bouteille de Cabernet Sauvignon Rouge (grand classique en Australie) 2003, en provenance de Tasmanie.






Pas de déception, le bœuf - aussi tendre qu'annoncé - dégage bien une sensation unique. Non pas un bouleversement radical en bouche mais un parfum curieusement assez doux et durable. Sa graisse saine, sans doute, se diffuse dans le palais et y reste nettement plus que celui d'une tranche de rumsteck habituelle. Ce n'est vraiment qu'une fois le dessert avalé que le parfum commence à s'évanouir.

Pas tout à fait rassasié, et pour finir de retrousser définitivement notre portefeuille, nous optons chacun pour un dessert - même deux concernant un d'entre nous -, aux prix cette fois plus abordables. Mon choix se portera sur un déconcertant Trifle à la mangue, à l'ananas et au mascarpone - dont le simple souvenir m'excite les papilles jusqu'à la torture ( ) - supporté par un lit de biscuit fin imbibé d'un alcool sans doute voisin du rhum. Divin.



Suivent les desserts de mes comparses

Que rajouter ? Le montant de la note ? Humm... 148 $, mais c'est qu'une fois dans sa vie, tout ça...