lundi 24 novembre 2008

Une rafale de frissons

http://www.youtube.com/watch?v=_HQdGsmJ3kE

Une vidéo instantanée des orages qui ont secoués Brisbane la semaine dernière - petit remerciement au passage à la majorité des éclairs qui ont pris soin d'épargner ma banlieue.

Le format et la conversion Youtube n'aident pas, mais si vous y prêtez attention, vous remarquerez un minuscule objet volant vers de le bas de l'image, un avion sans doute pas très rassuré par les turbulences...

samedi 15 novembre 2008

Springbrook


Vendredi, première sortie (enfin) dans une forêt tropicale australienne - depuis le temps que j'en rêvais... C'était donc Springbrook, à une heure et demi au Sud de Brisbane, entre la Gold Coast et une autre plus grande réserve verte, Lamington.

Départ censé être autour de 7h05. J'ai évidemment 10 mns de retard, puisque mon premier bus de la journée n'est pas passé... Le chauffeur/guide/cuistot super-Brett perd du temps ensuite à chercher des anglais et un couple de chinois (de chez Gengis) perdus dans la ville. Crochet par la Gold Coast pour récupérer deux backpackers allemands, nous y voilà à 9h passées. Temps idéal, petite pausé thé artisanal Lipton © ici :


On attaque ensuite les choses sérieuses : des troncs, des chutes d'eau, des arbres qui s'entrelacent, et de l'eau, de l'eau, de l'eau qui fuit et se répand de partout. Pour la faune dangeureuse toutefois, les araignées au venin mortel dont le guide nous a pourtant montré leur repaire, il faudra repasser - exception faite d'un mini-iguane inoffensif.


LA créature des bois

Un prochain plan de Tree of Life ? ^^




Kézaco ?

Super-Brett sait aussi faire les sandwiches !








Deuxième partie, hélas pas de photos.
Visité pourtant une grotte incroyable, maintenue dans un noir presque complet, seulement percé par les scintillements d'une myriade de glowworms Arachnocampa élevés là, vers à soie luisants. Disposé dans les hauteurs de la grotte, à l'abri du vent qui leur serait fatal, l'effet est saisissant : dans la nuit noire, des milliers d'étoiles nous observent.
La photo qui suit n'est pas mienne, et ne correspond pas au lieu que j'ai visité (pas de casque, ni de lumière artificielle), mais donne un ordre d'idée de la rencontre.


Et puis, pour finir sur une bonne couche de grastonomie, j'ai testé une non-spécialité d'ici, apparemment ultra-répandue en Amérique du Nord, au RU et tous les pays où ça braffe équilibré et sain : le fudge. Beurre + sucre + lait. "ça ressemble au nougat", qu'm'a dit un anglais. Je suis heureux d'avoir grandi et mangé 22 ans de ma vie en France.

Passion / Chocolat + noix de Macadamia

dimanche 2 novembre 2008

Eugene Carchesio & Art aborigène

Nouvel expo à l'Art Gallery, nouveau petit papier culturel.



Eugene Carchesio, illustre inconnu avant mon entrée dans la gallerie, est un artiste contemporain né en 1960, vivant... à Brisbane.
L'australien est notamment un obsessionnel du motif, des formes géométriques à sensation tridimensionnelles, à reproduire, encore et encore.
Il a généralement travaillé sur des supports bon marché fragiles (papier, brouillons, boîtes d'allumettes, ...), s'amusant parfois de figures symbolistes connus (le chérubin, la Vénus de Milo...) et d'une image futuriste des... années 60/70 (?) :


(le cône, filtre ou mégaphone, lien entre l'œuvre et le spectateur, récurrent dans ses travaux)


J'aime assez ses travaux sur les motifs, plutôt ses dessins et peintures (dont je ne trouve pas grand chose à vous dévoiler, sur le net), moins quand il travaille sur des boîtes d'allumettes.

Il est aussi musicien. Ses travaux, à base d'infrabasses (attention, à écouter avec un casque, c'est pas Bézu hein), ici


Autre art australien, en s'avançant un peu plus dans l'outback, l'art aborigène. Ou plutôt une de ces facettes.
L'exposition "Namatjira to now" présente des œuvres autres que celles les toiles aborigènes qui s'offraient à mes yeux habituellement (peintures à base de points sur fond marron, représentant des symboles traditionnels, pour faire vite). Des peintures de paysages.


Encore une fois dommage, les copies disponibles sur le net ne rendent pas bien compte de la diversité des œuvres.

samedi 1 novembre 2008

Byron Bay, photos

hare de Byron Bay. Ciel menaçant, nuages fabuleux.




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Transfert :

Arrivée à



Nimbim

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Soirée de samedi + dimanche :

(mon petit bout d'île en arrière-plan)

Pour prouver ma bonne foi : mon bras sort du duvet !
On était un poil serrés, quand même... La mer 40 m. derrière



(Sinon, pour info, mon colloc suisse est parti pour laisser place à un taïwanaise potelée.)

mercredi 29 octobre 2008

Byron Bay

L'arrivée sous un ciel menaçant ne nous a pas empêché de profiter
de la vue depuis le phare de la pointe.


Lorsque je récupèrerai d'autres photos, depuis la plage cette fois-ci, vous remarquerez combien la présence de ce petit rocher perdu (qui pourrait être l'île mystérieuse de L'avventura)
rend l'étendue bleu somptueuse.



Et puis...

25/10/08 10:22 - Piles épuisées
...

Pas de panique, ça devait m'arriver. Je récupèrerai celles d'un de mes 10 camarades de plage pour enrichir ce blog, décidément bien déficient niveau pixel.

Bon, je vais faire un compte-rendu linéaire.

- Départ samedi matin. 7h45. Tôt. Trop pour le premier bus. Je me suis donc rendu à la ville (avec ma coloc qui y allait également, hasard) en taxi, histoire d'être tranquillou à l'heure. Nouveau coup de stress une fois lâché à la gare routière : où qu'il est le bon bus ? Est-ce que j'attends bien devant le bon, là ? Si oui, pourquoi mes copains y sont pas, alors, hein ? Et surtout, putain, pourquoi j'ai, à ce moment-là, plus un seul crédit de forfait pour les appeler ? (ah ouais, parce que j'ai appelé la veille ma... messagerie !)
David m'appelle. Mon ange gardien. Ils sont pas loin. Je cours. Je choppe le bus qui avait démarré, juste au feu avant la sortie de la gare. Nouveau coup de sang qui se finit bien. Nouveau gros ouf.

- Deux heures de bus. Arrivée aux alentours du célébre phare. Pas d'arnaque, la plage est belle et bien superbe. Ce pourrait être une de la Guadeloupe sans cocotier. Photos (les autres étaient évidemment bons niveau batterie).

- Errance dans le petit "centre-ville". Fait pas terrible, pas un temps à bronzouiller sur la plage.

- Début d'aprèm. Bus en direction de Nimbim. Trajet en pleine cambrousse, entre d'immenses cultures de noyer de Macadamia, et de larges plaines vallonées, on se croirait parfois curieusement dans les Cévennes. 1h15 plus tard, au sortir du petit car, nous effectuons un bond dans le temps. Il faut voir comment tout ce petit village hippie perdu respire et vit de la commercialisation (pas Chasseradès (30) le truc hein) de l'héritage beatnik : des cabanes bigarées aux déco psychédéliques aménagées en musée et magasins en tous genres, aux vieux rastas perchés aux barbes de 2 ans se produisant sur les trottoirs. Pas le temps de trainer, 1h30 plus tard, c'est déjà l'heure du retour à Byron.

- Nouvelles errances, ultimes tentatives pour trouver 11 (!) places libres dans un packpacker. Nous nous y étions de toute manière déjà résolus, pas de matelas et de toit pour nous, on finira sur la plage. Dîner, discussions et soirée sur notre petit coin de sable provisoire, couvert par une gigantesque couverture qu'un breton (surprenamment bien inspiré ce matin-là ^^) avait charriée tout le jour. Trois surfs disposés autour à la verticale pour nous épargner le sable que le vent viendrait ventiler la nuit jusque dans nos duvets. Serrés, fait frisquet, mais on dort plutôt bien.

- Dimanche. Lever autour de 6h, temps radieux, les nuages ont profité de l'absence du soleil pour migrer. Plus de la moitié de la bande encore dans les bras de Morphée. La plage est plus que jamais resplendissante en face de moi. Plein de réminiscences cinéphiles, de souvenirs légers ou plus mélancoliques (Rohmer, Ceylan) qui viennent m'envahir, si tôt. Et cette minuscule île rocailleuse, bon sang, qu'est-ce qu'y cache, là-bas ? Des corps qui viennent s'évanouir (Antonioni), des champignons disproportionnés qui y poussent, des créatures fantastiques qui y dévorent les touristes égarés (Tintin) ? Aaaah, bloody battery...
Bon, ils se réveillent pas. Je vais faire un tour, longer la plage. 20 mns de marche, j'atteins le bout de la crique. Il est 7 heures, une bonne trentaine de surfeurs téméraires s'échauffent déjà sur les premiers vagues. Plus surprenant encore, j'aperçois un groupe de curieux, préoccupé par un évènement dont j'ignore la nature, visiblement entre deux rochers bordant la plage. Je m'y mêle. C'est un spectacle funeste qui s'offre à mes yeux, presque baudelairien à ce moment de la journée : un cadavre bébé baleine, échoué là, entre deux rochers, coincé, naviguant inerte au gré des faibles remous du rivage. Pas de photo, est-ce un mal ?
Retour par la terre plus ferme, la végétation. Me dis qu'il serait temps que je visite les forêts tropicales du coin, un de ces 4. Presque tout le monde éveillé arrivé au "camp". Jus d'orange et cookies au p'ti déj. C'est quoi le plan d'la journée ? Rien. Bronzette.
Enfin, brûlette, pour rester crédible. Je vous ai déjà dit mes problèmes de tartinage de crême solaire ?
Bon, j'ai moins morflé que lors du 14 Juillet 2007 (date historique me concernant, plus rouge qu'un drapeau léninien), le contraste blanc neige / rouge sur ma peau est beaucoup moins saisissant - aujourd'hui, trois jours plus tard, plus grand chose déjà.
Toujours est-il que je tiens là un potentiel sujet expérimental d'art contemporain à approfondir. Imaginez le projet : un casting de hollandais (cible privilégiée), de suédois et de danois exposés pleine cagne, sur lesquels on n'aurait enduit de la crème solaire que partiellement, genre en dessinant sur leurs corps des lettres, des mots, etc... On les laisserait griller plein feu, pis, on les exposerait/prendrait ensemble en photos => les lettres sur leur corps formerait des slogans, ou des aphorismes écolo ou philosophiques, prévenant de l'état catastrophique de notre couche d'ozone. Intitulé : "Vengeance du soleil, prochaine étape de notre mutation terrienne ?".
Jean-Louis, si tu me lis, c'est jouable, non ?

- Adieu Byron Bay 17h. Rentrée 19 h. Arrivée dans ma famille à 20 h. Content de retrouver mon lit, quémême.

Bises. D'autres photos doivent arriver (quand ? No sé ^^).

lundi 20 octobre 2008

T.a.w II (bis) + divers

Sheets, towels, consons... 8 heures debout, à tirer des draps de fond de chariots, les attacher à des bras automatiques, plier, poser des serviettes et des protège-coussin sur des convoyeurs... c'est ma réjouissante seconde semaine à la laverie qui commence.
Allez, plus que 3 ou 4 jours max, vivement le début de mes nouveaux cours !


Remontons un peu le temps. Hier, avec mes colloc et des amis à eux, nous devions nous faire aux abords de la ville une "petite expo" sur les cultures aborigènes, notamment urbaines. Hic : une fois sur place, après avoir gambadé 40 mns pour y parvenir, non seulement le musée s'avérait être une minuscule gallerie (atelier ?), mais problème de plus ample importance, c'tait fermé. Comme 6 couillons penauds, nous sommes retournés après une balade hasardeuse dans le centre, avec l'idée lumineuse de confronter mes sens pour la première fois avec la cuisine coréenne.
Moi qui ne me figurais jusqu'alors le restaurant coréen que comme un décor intime où l'alcool délie les langues et met à nu les frustrations sentimentales des personnages du petit monde d'Hong Sang-Soo, impatient j'étais.

(Le petit bout de chronique qui suit est dédicacé à mon prof de français préféré.)


Le Madtongsan II (où qu'il est le I d'ailleurs ?), 97 Elizabeth street, une portion de rue où on entend plus fréquemment causer coréen qu'anglais - magasin de proximité coréen, mobile shop discount pour coréen, restau aussi..., enfin, leur cantine quoi.
Petit restaurant moderne (la photo n'est pas probante, mais sur le fond à droite de la table est collée une tatiesque sonnette électrique pour interpeler sans bruit la serveuse depuis le fond du bâtiment), fréquenté à 80 % par les compatriotes des serveuses.
Très abordable, 12 dollars max le plat copieux, accompagné de l'immanquable bol de riz vapeur. Certes, il vaut mieux apprécier la nourriture un brin épicée pour tenter sa chance parmi un large échantillon de plats, mais les moins téméraires peuvent aussi y trouver leur compte. Pour preuve, le bulbogi de boeuf que j'ai choisi, soupe assortie de légumes plus ou moins connus, de vermicelles transparents et de viande... disons finement découpée. Pas d'épice tord-boyaux, ni présence outrancière de coriande qui vient masquer le goût de la viande, le plat est juste simple et bon.
Autre détail qui rend le repas d'autant plus agréable et convivial, l'idée d'ajouter à chacune de nos commandes séparées une omelette coréenne commune. Le contenu du plat demeure encore mystérieux pour moi, sans doute des fruits de mer (crevette, au moins), des légumes et des couleurs pas trop identifiables (déso), mais surtout un moyen de rapprocher et de faciliter les discussions entre convives, autour d'un mets.
Vivement la prochaine raclette.

lundi 13 octobre 2008

Tom at work (Part II)

Ce matin, au réveil, j'imaginais tendrement une journée pépère, un petit dimanche bonus : un petit tour dans la ville pour manger avec les copains, pis éventuellement un petit ciné.
C'était sans compter sans la bonne nouvelle que m'apportait la mère de famille 10 minutes après avoir émergé, cognant contre ma porte : "Thôôômas, I've John on telephone !! Have you got your Tax File Nummmber ?".
30 mns pour me préparer, heureux, John - le père de famille - viendra me chercher.

La suite, du travail d'opérateur : Début 10h30, fait chaud, du bruit, mais pas si lourd que ça, des pool towels par çi, bath towels par là, encore des serviettes, d'autres à étendre sur les convoyeurs, prendre un chariot plein, ramener le vide, "This trolley ?", des draps à étendre encore, des machines qui les plient, des chariots à déplacer, "Fucking machine !", du tri, on jette, - au sol, dans des bacs -, "Push the stop button ! ... You can push Start now", repas solo dans le centre industriel, reprise, des serviettes de piscine - ne pas confondre avec les bath towels ! -, du tri, des machines qui plient, des serviettes à étendre sur les convoyeurs, fin 17h00.

Ainsi s'achève ma première journée à la laverie familiale - et par la même occassion mes billets petits boulots... au moins provisoirement.